Grenoble

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Grenoble

Blason de la ville de Grenoble
Blason de la ville de Grenoble
Pays France  drapeau de la France
Région Rhône Alpes Rhône-Alpes
Collectivité {{{collectivité}}}
Département Isère (préfecture)
Province {{{province}}}
Subdivision {{{subdivision}}}
Arrondissement Grenoble (Chef-lieu)
Canton 6 cantons
Code INSEE 38185
Code postal 38000, 38100
Maire (mandat) Michel Destot (PS) (2008-2014)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole

560 222 habitants (2008)

Latitude
Longitude
45° 11′ 16″ Nord
         5° 43′ 37″ Est
/ 45.187778, 5.726945
Latitude
Longitude
45.187778
5.726945
Altitude en mètres min 204  max 475
Superficie 18,13 km²  (1 813 ha)
Population sans.. 155 100 habitants (2005)
Répartition
éthnique
{{{etnies}}}
Densité 8 555 hab./km²
Nom des habitants Grenoblois
Grenobloises
Site(s) Web www.ville-grenoble.fr

Grenoble est une ville du Sud-Est de la France, chef-lieu du département de l'Isère. Elle est la ville-centre de la deuxième agglomération de la région Rhône-Alpes après celle de Lyon.

En terme de population, Grenoble est la 16e ville intra-muros de France et son agglomération la 12e. Son aire urbaine concentre 560 222 habitants en 2008[1].

Ses habitants sont les Grenoblois(es)[2].

Sommaire

[modifier] Histoire

Grenoble (ouest) vue de la Bastille
Grenoble (ouest) vue de la Bastille

[modifier] Antiquité

La première référence à Grenoble date de -43. Le bourg s'appelle alors Cularo et a été fondé par des peuples gaulois appelés Allobroges. Ce n'est qu'une petite bourgade gallo-romaine par rapport à des villes telles que Vienne ou Valence. Un pont en bois à l'emplacement de l'actuelle passerelle Saint-Laurent permet alors de passer de la Savoie à la Gaule.

En 286 est construite une enceinte entourant neuf hectares et dont certains éléments persistent encore aujourd'hui en plusieurs points de la ville (des pastilles métalliques sont disposées sur le tracé de cette enceinte avec l'inscription Cularo IIIe siècle).

Touché par l'accueil que lui ont réservé les habitants de Cularo, l'empereur Gratien élève la ville au rang de « Cité ». La ville est renommée Gratianopolis en 377 en l'honneur de cet empereur. Son nom se transformera par la suite en Graignovol puis Grenoble après que l'on y eut associé le mot noble en référence au roi de France, propriétaire du Dauphiné. Il reste aujourd'hui de la période gallo-romaine et du IVe siècle la crypte Saint-Laurent et le baptistère de Grenoble, utilisé jusqu'au IXe siècle, puis redécouvert en 1989 lors de la construction du tramway et fouillé jusqu'en 1996. Plusieurs portions du mur d'enceinte gallo-romain sont aussi visibles dans la vieille ville notamment rue Lafayette.

[modifier] Moyen Âge

Dans la nuit du 14 au 15 septembre 1219, Grenoble est ravagée par une crue sans précédent. Le 10 août 1191, le lit de la Romanche est barré par un éboulement qui crée un barrage naturel au niveau des gorges de l'Infernet à Livet-et-Gavet. Un lac, appelé Saint-Laurent, se forme alors sur des kilomètres en amont dans la plaine du Bourg d'Oisans jusqu’à atteindre pratiquement le village, rebaptisé « Saint-Laurent-du-Lac ». Le 14 septembre 1219, un violent orage apporte un surplus d'eau qui cause la rupture du barrage à 22 heures et la vidange du lac. Une vague descend la Romanche puis le Drac et se jette dans l'Isère. Grenoble est plutôt épargnée par cette première crue car la ville ne s'étend pas jusqu'au Drac. Mais la hausse du niveau des cours d'eau provoque un reflux de l'Isère qui coule à contre-sens pendant quelques heures et forme un lac dans le Grésivaudan à la hauteur de Meylan. Lorsque la décrue du Drac survient, c'est le lac de l'Isère qui se vide à son tour. Le niveau de l'eau monte alors dans la ville et les habitants sortent dans les rues pour fuir. La nuit étant tombée, les portes de la ville sont fermées et les habitants se retrouvent pris au piège sur les quais et sont emportés par les flots. Des milliers de personnes périssent. Le bilan catastrophique est en partie expliqué par la tenue d'une foire marchande à cette période à Grenoble. Les marchands connaissant mal les heures de fermeture des portes et les marchandises encombrant les rues, le nombre des victimes s'est alourdi. Grenoble mettra des années à s'en remettre car beaucoup d'habitants sont morts et le pont a été emporté. Le dauphin Guigues-André exemptera d'impôts tous ceux qui ont souffert de la crue[3].

[modifier] Renaissance

Fortifications près du Musée de Grenoble
Fortifications près du Musée de Grenoble

Durant le Moyen Âge, puis à la renaissance, Grenoble devient la capitale du Dauphiné et voit la création d'une université au XIVe siècle peu avant le rachat du Dauphiné par la France le 30 mars 1349 avec le traité de Romans. Ce rachat est singulier car c'est le propre souverain du Dauphiné, Humbert II, dauphin du Viennois et sans héritier, qui vend son royaume à la France afin d'éponger ses dettes. Le premier Dauphin qui réside dans la province et la gouverne est Louis XI.

En 1453, Grenoble est la troisième ville française à obtenir son parlement, la faisant passer au statut de capitale provinciale.

Pierre Terrail, seigneur de Bayard naît à Pontcharra en 1476. Sa statue trône au centre de la place Saint-André de Grenoble.

La Réforme déclenche de violents affrontements entre catholiques et protestants de Grenoble.

En 1562, Mongiron, capitaine catholique, s’empare de la ville. Les huguenots sont jetés à l’Isère. La ville est reprise sans combat par le baron des Adrets, qui venge les morts[4]. Le connétable de Lesdiguières s'empare de la ville en passant par la Bastille et décide de fortifier la rive droite de l'Isère en construisant une muraille rejoignant la Porte de France (à l'Ouest) à la porte Saint-Laurent (à l'Est). Il transforme la ville en construisant le palais delphinal et le Jardin de Ville ainsi que des égouts, ponts, fontaines, …

[modifier] XVIIe siècle

Grenoble et sa région vers 1638
Grenoble et sa région vers 1638

La Contre-Réforme permet la construction du couvent Sainte-Marie-d'en-Haut en 1622 (l'actuel musée dauphinois) ainsi que du lycée des Jésuites (l'actuel lycée Stendhal).

[modifier] XVIIIe siècle

Préfecture
Préfecture
Fontaine des Trois Ordres
Fontaine des Trois Ordres

Au milieu du XVIIIe siècle sévit Louis Mandrin qui vole les riches et redistribue ses larcins aux pauvres. Il dirige jusqu’à 300 hommes ; il est roué vif à Valence en 1755.

Naissance d'Henry Beyle, plus connu sous le nom de Stendhal en 1783, rue des Vieux Jésuites (aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau).

Le 7 juin 1788 est une date clé dans l'histoire de Grenoble, de la France et de la Révolution française. À cette date a lieu la « Journée des Tuiles » : les protestations se multipliaient depuis mai suite à l'annonce de la dissolution du parlement dauphinois par Louis XVI et le 7 juin ces agitations poussent la garnison à intervenir. Celle-ci est reçue par des jets de tuiles lancées par les habitants de Grenoble montés sur les toits. Il s'agit là des préludes de la Révolution française. Suite à ces évènements, Louis XVI autorise la réunion des États généraux de la province à Vizille, à l'origine des États généraux à Paris. Une représentation de cette journée se trouve au musée de la Révolution française de Vizille (on y distingue très nettement l'ancien couvent qui deviendra par la suite la cité scolaire Stendhal). La « fontaine des Trois Ordres » sur la place Notre Dame rend hommage aux Dauphinois qui ont porté les prémices de la Révolution française. Elle fut réalisée par le sculpteur Henri Ding pour célébrer le centenaire des évènements en 1888. Grenoble n'a pas été le seul foyer d'agitation mais ses élus ont été le plus loin dans les revendications politiques et ont donné au mouvement un retentissement national. En l'hommage à son rôle, le fort surplombant la ville fut baptisé La Bastille.

La ville fut rebaptisée Grelibre à la révolution et ne reprendra son nom actuel que sous Napoléon.

[modifier] XIXe siècle

Le 7 mars 1815, Grenoble accueille triomphalement Napoléon de retour d'exil de l'île d'Elbe. Le tracé de sa remontée vers la capitale au départ de Golfe-Juan est appelé Route Napoléon ; elle passe et se termine à Grenoble avenue Jean Perrot.

La Bastille est transformée entre 1824 et 1848 par le général Haxo et prend son aspect actuel.

La dernière enceinte urbaine est remaniée à l'occasion de la guerre de 1870 contre l'Allemagne.

[modifier] XXe et XXIe siècle

Tour Perret dans le parc Paul Mistral
Tour Perret dans le parc Paul Mistral

Dans la période de l'entre-deux guerres, la ville connait une très forte immigration italienne provenant de quelques villages comme Corato. Ces immigrés italiens s'installent principalement sur la rive droite de l'Isère dans le quartier Saint-Laurent.

Sous le mandat du maire Paul Mistral, natif de La Morte, la ville accueille en 1925 l'Exposition universelle de la houille blanche (énergie hydraulique par conduites forcées) et du tourisme. Le maire profite de l'occasion pour ouvrir la ville vers le Sud :

  • les remparts sont détruits (à l'exception de tronçons toujours visibles du côté du Forum et du Musée de Grenoble) et les grands boulevards sont aménagés à leur emplacement actuel ;
  • l'exposition est installée sur une ancienne zone de manœuvre militaire au Sud-Est de la ville et qui deviendra le parc Paul Mistral après le démantèlement des pavillons d'exposition à l'exception de la tour Perret, édifice de béton armé de quatre-vingts mètres de hauteur.

En 1934 est construit le téléphérique de la Bastille qui permet d'accéder très facilement à un point de vue étonnant sur Grenoble.

Le 26 mai 1944, la ville est bombardée par les Alliés, et libérée le 22 août. La même année, elle est nommée « Compagnon de la Libération » par le gouvernement provisoire du Général de Gaulle.

Journal les Allobroges du 23 août 1944
Journal les Allobroges du 23 août 1944
vasque olympique des J.O. de 1968
vasque olympique des J.O. de 1968
Maison de la culture "MC2"
Maison de la culture "MC2"
Porte du Drac, boulevard Joseph Vallier
Porte du Drac, boulevard Joseph Vallier

Le 10 juin 1961, Grenoble ouvre le premier planning familial de France, ce qui représente alors une étape essentielle dans le combat mené par les défenseurs d'une maternité libre et choisie.

Grenoble est sélectionnée en 1964 pour organiser les Jeux Olympiques d'hiver de 1968. Cet évènement majeur, mené à bien par Hubert Dubedout (maire de 1965 à 1983), modifiera considérablement l'aspect de la ville :

  • construction du village olympique sur l'emplacement de l'aérodrome Jean Mermoz ;
  • construction du palais des sports et du stade Charles Berty dans le parc Paul Mistral (aujourd'hui détruit pour laisser place au nouveau stade des Alpes) ;
  • construction du nouvel Hôtel de Ville et de la Maison de la Culture (repabtisée MC2 après son agrandissement en 2004) ;
  • construction de la nouvelle gare et du nouveau tracé de la voie SNCF plus au Sud ;
  • construction des autoponts des grands boulevards (aujourd'hui détruit suite à la création de la ligne C du tramway) et de Gières (sur la route de Saint-Martin-d'Uriage qui permet d'accéder à la station de ski de Chamrousse) ;
  • transfert des universités sur un campus unique à l'américaine (partagé entre les communes de Saint-Martin-d'Hères et de Gières), ce qui était inédit en France.

La ville se développe énormément vers le sud à partir de cette date : l'urbanisation est continue entre toutes les communes de l'agglomération, la Villeneuve et le centre commercial Grand'Place sont construits dans les années 1970, le parc des expositions Alpexpo est installé à la limite avec Eybens, les autoroutes (A48, A41, A49, A51 et A480) arrivent à Grenoble et la Rocade sud est construite.

En 1987, Grenoble est la deuxième ville française après Nantes à réintroduire le tramway en ville.

Enfin, dans les années 1990, création d'un centre d'affaires, à l'image du quartier de la Défense, Europole. Ce quartier est aujourd'hui un centre rassemblant les implantations de plusieurs sociétés emblématiques de la ville telle Schneider Electric (ex- Merlin Gerin).

L'ensemble finit par constituer un tout homogène, caractéristique de l'architecture des années 1950-1960. Le centre historique, petit pour une agglomération de cette taille est de plus en plus mis en valeur mais n'est pas exempt d'insertions malheureuses comme l'Office du Tourisme. Il fait actuellement l'objet d'une valorisation grâce au classement en 2005 du centre ancien en Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP). Le gris des façades dû au "ciment moulé" donne à la ville un chromatisme particulier renforcé par une assez forte densité des constructions. Des quartiers entiers nés ex-nihilo dans les années 1960 ou 1970 comme Mistral, Teisseire ou La Villeneuve à l'architecture typique des ZUP sont autant de témoins d'une ville qui a grandi très vite. Les autres villes de l'agglomération, quasi inexistantes il y a 50 ans, sont la plupart du temps d'anciens villages composés aujourd'hui d'immeubles des années 1960-1970. Grenoble est une ville champignon qui, favorisée par son développement économique, a poussé à la plus mauvaise période de l'histoire architecturale.

Toutefois, Grenoble a obtenu quatre fleurs Image:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svgImage:Ville fleurie.svg au concours des villes et villages fleuris au palmarès 2006.

La ville de Grenoble est candidate aux Jeux Olympiques d'hiver 2018.

[modifier] Grenoble et son blason

Blason de Grenoble (trois roses rouges sur fond doré)
Blason de Grenoble (trois roses rouges sur fond doré)

Les armes de Grenoble sont d'or aux trois roses de gueules. L'origine de ce blason varie selon les historiens, pour Auguste Bouchayer (1874-1943), un des pionniers de la Houille Blanche, les trois roses rouges seraient l’emblème des saints martyrs. Saint-Vincent, patron du diocèse de Grenoble ; Saint-André, patron des Dauphin ; Saint-Jean-Baptiste, patron des citadins. Les trois roses seraient la représentation symbolique des trois autorités qui, au Moyen-âge, gouvernaient la cité.

Trois roses pour trois saints représentant trois tutelles

Grenoble était placée sous l’autorité de deux pouvoirs rivaux, celui de l’évêque et celui du Dauphin. Au XIVe siècle, apparaît une troisième tutelle, les consuls élus par les habitants et défenseurs des libertés et des franchises qui leur avaient été accordés par les deux co-seigneurs.

Cette hypothèse vraisemblable contredit la version du père Ménestrier (1631-1703), jésuite et savant en sciences héraldiques, qui estimait que les trois roses évoquaient les roses d’or que le Pape avait coutume de bénir à la messe du 4e dimanche de Carême.

"Officielles" depuis trois siècles

Au XVe siècle, le sceau de la ville de Grenoble, un des plus anciens de France, ne reprend pas la symbolique des roses mais représente la cathédrale avec la mitre épiscopale (l’évêque), l’église Saint-André un dauphin (le Dauphin) et enfin la Tour de l’Isle, construite en 1381 qui fut le premier Hôtel de Ville (les consuls). Les trois roses en sont certes absentes mais ceux qu’elles sont censés représentés apparaissent de façon figurative.

Grenoble ne s’ornera d’armoiries aux trois roses qu’au XVIe siècle. Une gravure de la ville, éditée en 1575 par François de Belleforest, reprend cette symbolique. Toutefois, il faudra attendre le 13 juin 1698 pour que les armoiries aux trois roses soient enregistrées à l’Armorial général de France suite à un ordre de Louis XIV deux avant. La Ville de Grenoble les enregistra selon l’intitulé : « Armoiries peintes et figurées d’or à trois roses de gueules posées 2 et 1, surmontées d’une couronne murale d’or ».

De la Révolution à la Libération

À la Révolution, la Convention nationale décida en 1792 la suppression des armoiries et leur remplacement par un sceau représentant une femme appuyée sur un faisceau et tenant une lance surmontée du bonnet de la liberté. Les trois roses avaient vécu.

Avec l’Empire, les armoiries réapparurent. Grenoble récupéra ses trois roses en 1811 agrémentées de trois abeilles, d’un caducée et de l’aigle de l’Empereur.

Après la chute de l’Empire, Louis XVIII décida en 1814 que toutes les villes de France reprendraient les armoiries attribuées par les rois. Au milieu du XIXe siècle, les armoiries de Grenoble animèrent des batailles d’experts sur la couleur du fond : or ou argent. À terme, l’or original s’imposera.

La dernière des évolutions date de la Libération. Par décret du 4 mai 1944, le Général de Gaulle décerna à Grenoble la Croix de la Libération. Comme l’attribution de cette distinction comporte également celle de la Croix de Guerre 1939-1945, Grenoble pouvait joindre à ses armoiries ces deux décorations.

Il faut souligner que les armoiries municipales font partie du patrimoine incorporel et moral de la cité. Elles n’appartiennent pas au domaine public ou privé de la ville. Elles n’ont qu’une valeur symbolique, elles sont un signe de reconnaissance mais elles n’ont pas de valeur juridique comme ce fût le cas sous l’ancien régime.

[modifier] Géographie

[modifier] Situation

Quais de l'Isère au pied de la Bastille
Quais de l'Isère au pied de la Bastille

Grenoble est située entre les massifs du Vercors (au Sud-Ouest), de la Chartreuse (au Nord) et la chaine de Belledonne (à l'Est). Elle est approximativement au centre de la partie française des Alpes et est à ce titre souvent considérée comme la « capitale des Alpes ».

Grenoble vu depuis les hauteurs de Seyssinet-Pariset (pentes du Vercors)
Grenoble vu depuis les hauteurs de Seyssinet-Pariset (pentes du Vercors)
Grenoble vue depuis Chamrousse
Grenoble vue depuis Chamrousse
Vue de la Bastille depuis la ville de Grenoble
Vue de la Bastille depuis la ville de Grenoble

La ville est principalement bâtie au confluent de l'Isère avec le Drac. Située sur la plaine alluviale de l'Isère, jadis zone glaciaire, Grenoble est souvent considérée comme la ville la plus plate de France et d'Europe. Son altitude moyenne (avec très peu de différence d'un quartier à l'autre) est de 214 mètres, ce qui la rend propice au déplacement à vélo. La ville entourée de montagnes très proches faisait dire à Stendhal « Au bout de chaque rue, une montagne… ». Les sports de montagne et en particulier le ski donnent à Grenoble un attrait touristique certain : une vingtaine de stations de ski entourent la ville dont les plus proches ne sont qu'à trente minutes par la route.

Elle ne fut pas bâtie à l'origine au confluent du Drac (le dragon) et de l'Isère (le serpent) mais contre la Bastille, au seul endroit de la vallée du Grésivaudan permettant d'accueillir un pont : l'Isère vient alors buter contre la Bastille et ne se perd pas dans des méandres qui bougent sans cesse. Elle est dominée par la Bastille, une ancienne forteresse défensive construite sur une hauteur culminant à 475 mètres et accessible depuis le centre-ville par un téléphérique appelé communément « les bulles ». Derrière la Bastille commence le parc naturel régional de Chartreuse.

[modifier] Climat

Grenoble et son agglomération bénéficient d'un climat un peu atypique, avec une amplitude des plus élevées en France. Alors qu'en hiver, la température peut descendre très bas, en été la ville subit les chaleurs les plus fortes du pays. De plus, il faut savoir que les montagnes environnantes forment une cuvette géante, dans laquelle la chaleur devient parfois lourde, à cause du manque d'air.

On retrouve alors un climat semi-continental, mais influencé par le climat mediterranéen (présent quelques centaines de kilomètres au sud), et également influencé par les montagnes environnante (beaucoup d'orages, et une météo "capricieuse").

Le temps d'ensoleillement annuel est toutefois proche de Toulouse. En effet on peut avoir de longues périodes d'ensoleillement sur le bassin grenoblois, mais ces périodes sont compensées par de fortes précipitations qui peinent à se déplacer.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Grenoble 2 031 h/an 979 mm/an 28 j/an 32 j/an 28 j/an
Toulon 2 899 h/an 665 mm/an 1 j/an 24 j/an 3 j/an
Toulouse 2 047 h/an 656 mm/an 7 j/an 26 j/an 44 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Lille 1 600 h/an 687 mm/an 19 j/an 19 j/an 69 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

[modifier] Agglomération grenobloise au 1er janvier 2005

Claix, Corenc, Domène, Échirolles, Eybens, Fontaine, Fontanil-Cornillon, Gières, Grenoble, La Tronche, Le Gua, Meylan, Murianette, Noyarey, Poisat, Le Pont-de-Claix, Saint-Égrève, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Paul-de-Varces, Sassenage, Seyssinet-Pariset, Seyssins, Varces-Allières-et-Risset, Veurey-Voroize et Vif font actuellement partie de la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole.

Le territoire actuel de cette communauté d'agglomération comptait 389 560 habitants en 1999 (estimé à 398 906 habitants au 1er janvier 2007).

L'unité urbaine de Grenoble comptait 419 334 habitants en 1999 et son aire urbaine 514 559 habitants.

[modifier] Quartiers et urbanisme

Plan des quartiers de Grenoble
Plan des quartiers de Grenoble

[modifier] L'Île Verte

Tour Belledonne
Tour Belledonne
Icône de détail Article détaillé : Île Verte (Grenoble).

Ce quartier excentré est situé au Nord-Est du centre ville mais indépendant de celui-ci. Son nom vient du fait qu'il est entièrement enserré dans un méandre de l'Isère. On y découvre les trois plus hautes constructions de la ville dénommées les Trois tours mesurant chacune 98 mètres de hauteur (sans compter l'antenne de la tour Belledonne) ainsi que le « S », un long immeuble de la forme de la lettre situé près des Trois tours.

L'avenue du Maréchal Randon qui mène au CHU de Grenoble situé sur la commune de La Tronche sépare ce quartier en deux parties et est empruntée par la ligne B du tramway grenoblois.

[modifier] Chorrier-Berriat

Icône de détail Article détaillé : Berriat (Grenoble).

Également appelé Saint-Bruno en référence au nom de l'église du quartier, cet ancien quartier ouvrier est situé à l'Ouest de la ville. Il est bordé par le Drac à l'Ouest et par le quartier des Eaux-Claires au Sud. Il reste séparé des autres quartiers de Grenoble par la voie de chemin de fer.

Ce quartier abrite « Le Magasin », un ancien bâtiment industriel de Grenoble transformé en Centre National d'Art Contemporain (CNAC) où des expositions y ont lieu de façon régulière. On y trouve aussi le théâtre 145, l'ADAEP, etc.

Deux marchés importants se déroulent dans ce quartier : celui de la place Saint-Bruno et celui de l'estacade. Le premier est cosmopolite, le second réservé à l'alimentation. Une partie est réservée aux producteurs locaux.

Le cours Berriat qui traverse le quartier est emprunté par la ligne A du tramway grenoblois et par la ligne B à partir de l'intersection cours Berriat / rue Abbé Grégoire.

[modifier] Europole

Icône de détail Article détaillé : Europole.
Place Robert Schuman
Place Robert Schuman

Situé à l'Ouest du centre-ville, derrière la gare SNCF et routière, Europole est le quartier d'affaires de l'agglomération grenobloise. Il fut créé dans les années 1990 sous l'impulsion d'Alain Carignon. Il abrite le World Trade Center (centre de congrès), le nouveau palais de Justice, la cité scolaire internationale, l'école de commerce de Grenoble ainsi que de nombreux sièges d'entreprises dont Schneider Electric.

Le nouveau pôle Minatec (micro et nanotechnologies) se trouve à proximité et fait le lien entre Europole et le Polygone scientifique.

[modifier] Le Polygone scientifique

Situé sur la presqu'île, au confluent du Drac et de l'Isère au Nord-Ouest d'Europole, le Polygone Scientifique de Grenoble comprend tout un domaine de recherches a la fois privées et publiques qui représente près de 10 000 salariés. On peut citer notamment le CEA, le CNRS, l'ESRF (Synchrotron), l'ILL, l'EMBL ou encore STMicroelectronics, Schneider Electric, Biomérieux et Minatec, le centre européen des nanotechnologies.

Depuis le 1er juillet 2006 est ouvert le pôle d’innovation européen sur les moteurs de recherche de « Yahoo! Search » en France. Ce site de développement a pour but d'innover dans la recherche mondiale et locale sur Internet en se basant sur « Yahoo! Questions-Réponses » . En Europe, seul Barcelone (Espagne) est équipé de tels locaux[5].

Le polygone scientifique fait l'objet d'un nouveau programme de développement urbain, s'établissant sur une durée de quinze à vingt ans, qui vise à donner un nouveau souffle à la presque-île. Il prévoit la connexion du polygone au centre-ville de Grenoble, avec la création d'une voie de circulation sous la voie ferrée, la construction de commerces, de nouveaux logements, de parcs, l'installation d'entreprises, le prolongement de la ligne B du tramway et l'insertion de la rocade Nord.

[modifier] Alpexpo - Grand'Place

centre commercial Grand'place (entrée Est)
centre commercial Grand'place (entrée Est)

Grand complexe au Sud de Grenoble comprenant le double centre commercial « Grand'Place - Carrefour Échirolles » (140 enseignes), le parc des expositions Alpexpo (42 000 m²), le centre de congrès Grenoble Alpes Congrès (auditorium de mille places), le Summum (salle de concerts de 5 000 places assises/debouts) ainsi que la patinoire Pôle Sud (plus grande patinoire fixe de France avec 3 500 places assises).

[modifier] Les quartiers sud

Les quartiers populaires de la ville s'étendent sur toute sa partie Sud. Les secteurs du Village olympique et de la Villeneuve (Arlequin, Baladins) sont classés en Zone Franche Urbaine. Les secteurs Mistral, Abbaye, Jouhaux sont classés en Zone Urbaine Sensible.

Le quartier de la Villeneuve est un grand ensemble construit avec une ambition de mixité sociale, à l'époque où la ville était dirigée par Hubert Dubedout. Des locataires et des propriétaires de leur logement y sont mélangés, autour de vastes espaces verts. L'utopie originelle s'est progressivement transformée en quartier sensible, à la suite de politiques d'attribution des logements sociaux concentrant les difficultés sociales dans les mêmes quartiers.

[modifier] Le centre-ville

Icône de détail Article détaillé : Hyper-centre (Grenoble).
Dans l'Hyper-centre, vue panoramique sur la Place Grenette
Dans l'Hyper-centre, vue panoramique sur la Place Grenette
Les quais de l'Isère et la chaîne de Belledonne en arrière-plan
Les quais de l'Isère et la chaîne de Belledonne en arrière-plan

Il s'étend de la gare SNCF et routière jusqu’à l'Île Verte en passant par le centre historique (du XVIe siècle au XVIIIe siècle). Verticalement, il part de la bastille jusqu'aux grands boulevards. Il réunit à lui seul un bon nombre de quartiers : Aigle, Mutualité, Championnet, Victor Hugo-Grenette (Hyper-centre), Saint Laurent, Notre-Dame, Phillipeville.

On peut y découvrir les quais de l'Isère, la Bastille, la place Notre-Dame, la place Victor Hugo (XIXe siècle), la place Grenette, la place de Verdun, le Jardin de Ville mais également des bâtiments architecturaux représentatifs du XXe siècle, l'Hôtel de Ville, le parc Mistral et l'urbanisation proche du secteur de l'Île Verte (qui ne fait pas partie du centre).

Cours Jean Jaurès
Cours Jean Jaurès
Place Victor-Hugo
Place Victor-Hugo

L'Hyper-centre, est le nom donné à la zone qui réunit les places Notre-Dame, Grenette, Victor Hugo, Dr Martin, Verdun ainsi que la suite de boulevards Jean Pain - Lyautey - Agutte Sembat - Edouard Rey. Cet endroit représente le point phare de la ville. Même si les commerces sont concentrés dans la totalité du centre-ville, c'est l'Hyper-centre qui est le plus en mouvement, et dont la circulation devient très difficile aux heures de pointes, la politique de la ville étant de limiter l'accès aux véhicules. Toutes les lignes de bus de Grenoble y sont reliées et le tramway y est très présent.

[modifier] Le parc Paul Mistral

L'Hôtel de Ville dans le parc Paul Mistral
L'Hôtel de Ville dans le parc Paul Mistral

Initialement terrain de l'armée en plein centre ville, cet espace est devenu un parc depuis que le maire de l'époque, Paul Mistral, a expulsé celle-ci. Depuis la surperficie des espaces verts a été fortement amputée, notamment lors des jeux olympiques. Ce parc abrite aujourd'hui l'Hôtel de Ville, la tour Perret d'une hauteur de quatre-vingts mètres ainsi qu'un grand complexe sportif composé du Palais des sports de Grenoble, de l'ancienne patinoire, de l'anneau de vitesse et de la plaine des jeux. Il se situe à l'Est du centre-ville.

Il est également le lieu d'accueil en lieu et place de l'ancien stade, du nouveau Stade des Alpes, dont la construction a été l'objet d'une vive polémique sur sa légitimité.

Icône de détail Article détaillé : Stade des Alpes.

[modifier] Les Grands boulevards

Icône de détail Article détaillé : Grands boulevards (Grenoble).
La porte Drac (Vallier-Catane)
La porte Drac (Vallier-Catane)

Il s'agit d'une des plus grandes artères urbaines de Grenoble. Ils furent aménagés à l'emplacement des anciens remparts Sud et traversent Grenoble d'Ouest en Est (du Drac au parc Paul-Mistral) par le boulevard Joseph Vallier, le boulevard Maréchal Foch, la place Gustave-Rivet, le boulevard Maréchal-Joffre, la place Pasteur et la place Paul Mistral.

Les immeubles des grands boulevards ont commencé à être construits dans les années 1920 et jusque dans les années 1970 mais la plupart datent des années 1950-60. À l'occasion de la construction de la ligne C du tramway grenoblois qui dessert l'intégralité des grands boulevards, la voirie a été entièrement réaménagée et tous les immeubles vont subir un ravalement de façade. Les grands boulevards et le projet urbain de la caserne de Bonne toute proche ont été sélectionnés par l'Union européenne comme lieu pilote et lieu d'étude sur l'habitat écologique.

[modifier] Démographie

La population de la ville de Grenoble, après avoir atteint un pic en 1975 à 166 037 habitants, n'a cessée de diminuer jusque dans les années 1990, où elle est repartie à la hausse, hausse qui se confirme aujourd'hui puisque la population de la ville est estimée selon l'INSEE à 155 100 habitants en 2005. Grenoble est aujourd'hui la troisième ville-centre la plus dense de France, après Paris et Lyon avec 8 555 hab/km². Ceci est dû essentiellement à la relative petite taille de la commune (18,13 km²) en comparaison avec les villes de même importance (à l'exception de Nancy) ; à part la colline de la Bastille, tout le territoire est urbanisé.

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005
156 707 161 616 166 037 156 637 150 758 153 317 155 100
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

La population de l'agglomération grenobloise connaît une très forte augmentation durant le XXe siècle, liée au développement industriel de la ville. Longtemps Grenoble est restée une petite ville de province, avec une population plutôt stable.

Puis la ville poursuit son essor grâce à la ganterie et ensuite la houille blanche, au début du XXe siècle, entraînant une arrivée importante d'immigrés étrangers, notamment d'Italiens (Grenoble et son agglomération présentent une importante communauté italienne), et une augmentation de la population.

Mais c'est surtout après la Seconde Guerre mondiale, durant les années 1960 et 70 que Grenoble va connaître sa véritable expansion, se caractérisant par une très forte augmentation de la population (accentué par l'exode rural de l'époque). Grenoble connaît alors une des croissances les plus importantes parmi les villes de France.

Elle s'est ensuite fortement ralentie à partir de la fin des années 1970, pour arriver à une croissance plutôt faible aujourd'hui, même si le rythme tend à s'accélérer légèrement.

Evolution population agglomération
1891 1911 1936 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
60 000 77 000 154 211 190 502 265 121 335 265 392 085 395 901 405 108 419 334
Evolution population aire urbaine
1936 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008
197 322 237 407 314 516 383 935 445 058 461 459 485 369 514 559 560 222

[modifier] Administration

Icône de détail Article détaillé : Liste des maires de Grenoble.
Principaux maires de Grenoble
Période Identité Parti Qualité
1835 1842 Honoré-Hugues Berriat Inconnu -
1881 1888 Edouard Rey Inconnu -
1896 1896 Félix Poulat Inconnu -
1908 1910 Félix Viallet Inconnu -
1919 1932 Paul Mistral SFIO -
1932 1935 Léon Martin SFIO -
1935 1944 Paul Cocat Inconnu -
1945 1947 Léon Martin SFIO -
1949 1959 Léon Martin SFIO -
1959 1965 Albert Michallon UNR -
1965 1983 Hubert Dubedout GAM/PS -
1983 1995 Alain Carignon RPR -
1995 2014 Michel Destot PS -

Grenoble est membre de la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole communément appelée La Métro.

Grenoble est divisée en deux circonscriptions (qu'elle partage avec les cantons de Meylan et de Fontaine-Sassenage), six cantons, six secteurs, vingt-deux quartiers.

[modifier] Cantons

  • le 1er canton (Mutualité, St Laurent, l'Île Verte, Abbaye-Jouhaux, Teisseire) compte 32 986 habitants ;
  • le 2e canton (Hyper-centre, Parc Paul Mistral) compte 24 836 habitants ;
  • le 3e canton (Alliés-Alpins, l'Alliance, Malherbe, Vigny-Musset, Baladins, Géants) compte 21 853 habitants ;
  • le 4e canton (l'Aigle, la Capuche) compte 20 029 habitants ;
  • le 5e canton (Presqu'Île, Europole, Berriat-St Bruno, les Eaux Claires) compte 30 012 habitants ;
  • le 6e canton (Mistral, le Rondeau, Beauvert, Village Olympique, Arlequin) compte 23 601 habitants.

[modifier] Secteurs

Secteurs de Grenoble

Grenoble est divisée en six secteurs qui divisent la ville en zones dirigées par des antennes de la mairie. Ce ne sont donc pas des arrondissements municipaux, comme à Paris, Lyon ou Marseille.

  • Secteur 1 (Presqu'Île, Europole, Berriat-St Bruno)
  • Secteur 2 (Hyper-centre, Championnet, Mutualité, Île Verte, Saint-Laurent, Bastille)
  • Secteur 3 (Aigle, Rondeau, Eaux-Claires, Mistral)
  • Secteur 4 (Capuche, Alliés-Alpins, Bajatière)
  • Secteur 5 (Parc Paul Mistral, Abbaye-Jouhaux, Teissère, Malherbe)
  • Secteur 6 (Arlequin, Baladins-Géants, Village Olympique)

[modifier] Transport

[modifier] Infrastructure autoroutière

Icône de détail Article détaillé : Péripherie routière de Grenoble.
La Rocade et le réseau autoroutier
Réseau Autoroutier de Grenoble
Réseau Autoroutier de Grenoble

Grenoble est reliée au Nord-Ouest à Lyon par l'intermédiaire de l'A48, au Nord-Est à Chambéry par l'A41, au Sud-Ouest à Valence par l'A49 et enfin au Sud l'A51, qui si elle était prolongée, relierait Grenoble à Aix-en-Provence en passant par Gap.

La ville est entourée par deux rocades.

Ce périphérique est donc inachevé.

Projet de Rocade Nord

Depuis des années (au moins 1973), un projet de bouclement de la rocade par le Nord associé à un tunnel sous la Bastille est à l'étude à Grenoble. Cela permettrait de se rendre du Grésivaudan (Nord-Est) au voironnais (Nord-Ouest) sans emprunter la rocade Sud. De plus cela permettrait d'avoir une périphérie routière achevée à Grenoble. Ce projet ne fait pas l'unanimité, notamment à cause des problèmes de pollutions atmosphériques et sonores que cela pourrait engendrer, ainsi que du cout très élevé de la construction d'un tunnel, par rapport aux projets visant à compléter le réseau de tramway et le réseau cyclable.

[modifier] Transports en commun

Icône de détail Articles détaillés : Transport à Grenoble et Tramway de Grenoble.
Plan des lignes de tramway de l'agglomération grenobloise
Plan des lignes de tramway de l'agglomération grenobloise
  • Transport urbain, réseau TAG (transport de l'agglomération grenobloise) :
    • Réseau de tramway :
      • Quatre lignes de tramway sont en service. Ce sont les lignes  A,  B,  C et  D qui seront prolongées en 2009 pour la ligne  B vers le polygone scientifique, et en 2013 pour la ligne  A des deux côtés de la ligne (vers le terminus de la ligne  16 à Pont de Claix pour le prolongement Sud, et vers Sassenage pour le prolongement Nord) ;
      • La ligne  E d'une dizaine de kilomètres devrait voir le jour en 2012, en remplacement de l'actuelle ligne de bus  3. Elle reliera le Fontanil-Cornillon aux grands boulevards de Grenoble en se raccordant à la ligne  C. A l'horizon 2014, cette ligne doit se poursuivre jusqu'à Meylan.
    • Réseau de bus : vingt-cinq lignes de bus.
    • Réseau de nuit Noctibus : trois lignes de bus en soirée (de 21 h à minuit) et quatre lignes de tram (circulant jusqu'à 1 h du matin).
    • Réseau de trolleybus : projet à l'étude pour les lignes  1,  31 et  32 par le SMTC Grenoble
  • Transport interurbain via le réseau Transisère dépendant du Conseil général de l'Isère et rassemblant tous les transporteurs comprenant :
    • cent lignes de bus (dont une ligne reliant directement l'aéroport de Grenoble - Isère, dit Grenoble-Isère à Grenoble) ;
    • trois lignes Express ( Express Voiron-Crolles,  Express Voreppe-Vizille et  Express Tencin).
  • "Métro Vélo gare", la vélostation en gare de Grenoble, permet de combiner train et vélo pour les déplacements inter-urbains, soit en louant un vélo, soit en déposant son propre vélo à la consigne pour les trajets réguliers.

[modifier] Transports ferroviaires

Grenoble intra-muros n'abrite qu'une seule gare. Mais l'agglomération grenobloise en comprend six au total :

La gare de Grenoble et la Bastille (en arrière plan) vu du quartier Europole
La gare de Grenoble et la Bastille (en arrière plan) vu du quartier Europole